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Petits & Grands Classiques

La Bourse

Un peintre, une chute, une bourse disparue…

Quand Hippolyte Schinner, peintre idéaliste, est secouru par ses mystérieuses voisines Adélaïde et sa mère, il découvre un univers où l’élégance le dispute à la misère. Fasciné par la beauté d’Adélaïde et l’atmosphère énigmatique de leur salon parisien, il s’attache à percer leurs secrets. Mais entre apparences trompeuses et réalités cachées, le doute s’installe : leur dignité est-elle sincère, ou n’est-elle qu’un leurre ?

Balzac, avec une ironie subtile, explore les ambiguïtés du cœur et les pièges de l’amour. Dans ce chef-d’œuvre méconnu de La Comédie humaine, chaque détail compte, chaque regard peut mentir. Une plongée captivante dans les jeux de l’âme et de l’art, où la frontière entre vérité et illusion se brouille.

Édition scientifique : Maxime Perret.

2 février 2026 | 72 p. | 108 × 178 mm | 6,00 € | 9782494299160.

📖 Le coup de foudre | extrait, p. 13-14.

La nuit vint. Soit qu’il voulût descendre de son échelle, soit qu’il eût fait un mouvement imprudent en se croyant sur le plancher, l’événement ne lui permit pas d’avoir un souvenir exact des causes de son accident, il tomba, sa tête porta sur un tabouret, il perdit connaissance et resta sans mouvement pendant un laps de temps dont la durée lui fut inconnue. Une douce voix le tira de l’espèce d’engourdissement dans lequel il était plongé. Lorsqu’il ouvrit les yeux, la vue d’une vive lumière les lui fit refermer promptement ; mais à travers le voile qui enveloppait ses sens, il entendit le chuchotement de deux femmes, et sentit deux jeunes, deux timides mains entre lesquelles reposait sa tête. Il reprit bientôt connaissance et put apercevoir, à la lueur d’une de ces vieilles lampes dites à double courant d’air, la plus délicieuse tête de jeune fille qu’il eût jamais vue, une de ces têtes qui souvent passent pour un caprice du pinceau ; mais qui tout à coup réalisa pour lui les théories de ce beau idéal que se crée chaque artiste et d’où procède son talent. Le visage de l’inconnue appartenait, pour ainsi dire, au type fin et délicat de l’école de Prud’hon, et possédait aussi cette poésie que Girodet donnait à ses figures fantastiques. La fraîcheur des tempes, la régularité des sourcils, la pureté des lignes, la virginité fortement empreinte dans tous les traits de cette physionomie faisaient de la jeune fille une création accomplie. La taille était souple et mince, les formes étaient frêles. Ses vêtements, quoique simples et propres, n’annonçaient ni fortune ni misère. En reprenant possession de lui-même, le peintre exprima son admiration par un regard de surprise, et balbutia de confus remerciements. Il trouva son front pressé par un mouchoir, et reconnut, malgré l’odeur particulière aux ateliers, la senteur forte de l’éther, sans doute employé pour le tirer de son évanouissement.

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