L’œuvre et cette édition
Pour entrer dans le livre
En 1839, Honoré de Balzac publie ce texte aussi déroutant que génial, où il explore avec une ironie mordante et une rigueur pseudo-scientifique les effets de cinq substances – l’alcool, le sucre, le thé, le café et le tabac – sur le corps et l’esprit. Entre satire sociale et réflexion philosophique, ce Traité se présente comme un fragment de sa Pathologie de la vie sociale, un projet ambitieux visant à analyser les mœurs d’une société en pleine mutation.
« L’excès du tabac, l’excès du café, l’excès de l’opium et de l’eau-de-vie produisent des désordres graves, et conduisent à une mort précoce. »
« Plus les sociétés sont civilisées et tranquilles, plus elles s’engagent dans la voie des excès. »p. 15
Dans l’histoire de l’œuvre
Le Traité des excitants modernes paraît chez Charpentier en 1839, en appendice à la deuxième édition de la Physiologie du goût de Brillat-Savarin. Commandé d’abord comme une préface pour l’édition de 1838, le texte prend finalement la forme et le titre autonomes sous lesquels il est aujourd’hui connu.
Ce qui distingue cette édition
Cette édition restitue un texte bref, savant et volontiers provocateur où Balzac observe les effets du café, du thé, du tabac, de l’alcool et du sucre. La présentation et les notes distinguent les connaissances de l’époque des effets littéraires et rendent lisibles les références médicales, sociales et gastronomiques.
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