L’œuvre et cette édition
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Provins, 1827. Pierrette, jeune Bretonne orpheline, est recueillie par ses cousins Rogron, deux anciens merciers parisiens aussi ridicules que cruels. Leur maison flambant neuve, criarde et prétentieuse, incarne leur ambition dérisoire : singeant l’aristocratie locale, ils rêvent de s’imposer dans une société qui les méprise. Mais derrière les apparences grotesques de Sylvie et Jérôme Rogron se cache une violence sourde, prête à broyer la pureté de leur nièce. Entre les intrigues politiques d’une Restauration agitée et les mesquineries d’une petite ville, Pierrette, douce et fragile, devient la victime expiatoire d’un monde sans pitié.
« Pierrette souffrait de bien des manières. »p. 22
Dans l’histoire de l’œuvre
Pierrette paraît d’abord en feuilleton dans Le Siècle du 14 au 27 janvier 1840. La première édition en volume, précédée d’une préface, est publiée chez Souverain en juin 1840 ; le récit rejoint ensuite La Comédie humaine en 1843 comme première histoire des Célibataires.
Ce qui distingue cette édition
Le texte intégral est présenté et annoté de manière à faire apparaître la violence sociale qui se dissimule derrière la respectabilité provinciale. L’accompagnement suit la construction du huis clos, les rapports de pouvoir familiaux et la place singulière de Pierrette dans les Célibataires.
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