L’œuvre et cette édition
Pour entrer dans le livre
Ce récit est l’amas de mensonges par lesquels une femme de trente-sept ans, la duchesse de Maufrigneuse, devenue princesse de Cadignan par succession, parvient à se faire prendre pour une sainte, une vertueuse, une pudique jeune fille, par son quatorzième adorateur, c’est enfin le dernier degré de la dépravation dans les sentiments, c’est comme le disait Mme de Girardin, Célimène amoureuse. Le sujet est de tous les pays et de tous les temps. Le chef-d’œuvre est d’avoir fait voir les mensonges comme justes, nécessaires et de les justifier par l’amour.
Honoré de Balzac, Lettres à Mme Hanska.
« Après les désastres de la révolution de Juillet qui détruisit plusieurs fortunes aristocratiques soutenues par la Cour, Mme la princesse de Cadignan eut l’habileté de mettre sur le compte des événements politiques la ruine complète due à ses prodigalités. » p. 11
Dans l’histoire de l’œuvre
Le récit paraît pour la première fois sous le titre Une princesse parisienne dans Le Siècle, du 20 au 26 août 1839. Il est repris sous ce titre par Souverain en 1840, puis devient Les Secrets de la princesse de Cadignan lors de son entrée dans l’édition Furne de La Comédie humaine en 1844.
Ce qui distingue cette édition
Cette édition met en valeur l’un des récits les plus subtils de Balzac sur l’amour, le récit de soi et le pouvoir de la fiction. La présentation et les notes éclairent le passé des personnages et les liens avec La Comédie humaine sans imposer une interprétation univoque de la princesse.
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