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Romans

Puisqu’il me faut partir

Céline Ladriere

Alice fuit une ville bombardée en portant Clarissa, sa fille de huit mois. Sur les routes de l’exode, chaque décision devient vitale : trouver de l’eau, avancer malgré l’épuisement et discerner, parmi les inconnus, ceux auxquels elle peut encore faire confiance.

ISBN
9782957942732
Parution
05/01/2023
Format
140 × 205 mm
Pagination
240 pages
Collection

17,00 

L’œuvre et cette édition

Pour entrer dans le livre

Cela fait plusieurs heures que je marche. La foule est maintenant clairsemée. Il y a de moins en moins de voitures, certaines abandonnées, déjà. La progression est difficile.

Je suis abrutie de fatigue, tenaillée par la peur. Mon bras me fait mal à force de soutenir ma fille solidement retenue par le tissu que je porte en écharpe. Elle a huit mois, Clarissa. Mon bébé… Je crois que la nécessité de sa survie, le devoir de la protéger – viscéral… c’est ce qui m’a mise en chemin.

Alice et Clarissa doivent échapper à la guerre. Plus qu’une nécessité, c’est un réflexe instinctif qui jette la mère et la fille sur les routes d’un exode où se mêlent la peur de l’inconnu, la crainte de l’ennemi et l’étonnement d’heureuses rencontres qui font oublier, ne serait-ce qu’un temps, la violence des combats. Parce qu’il faut partir. Continuer. Et vivre.

« Je crois que la nécessité de sa survie, le devoir de la protéger – viscéral… c’est ce qui m’a mise en chemin. »p. 10

Dans l’histoire de l’œuvre

Céline Ladriere a écrit ce premier roman entre septembre 2021 et janvier 2022, avant que le retour de la guerre en Europe ne donne à sa fiction une résonance imprévue. Le conflit et l’ennemi ne sont jamais précisément désignés : le récit privilégie l’expérience universelle du départ contraint.

La narration épouse étroitement la conscience d’Alice. La guerre se manifeste par des sensations, des rumeurs, des destructions et la disparition des repères ordinaires. Face à cette menace diffuse, la présence de Clarissa impose une certitude immédiate : il faut continuer.

Ce qui distingue cette édition

Le roman se concentre sur l’expérience physique et intérieure de l’exode. Son écriture restitue la fatigue de la marche, le poids de l’enfant, la faim, la peur et l’incertitude sans transformer la guerre en simple décor spectaculaire.

Le choix d’un conflit sans nom permet à chaque lecteur d’entrer dans le récit sans être enfermé dans une situation historique unique. La maternité lui apporte son point d’ancrage le plus singulier : Alice n’avance pas en héroïne abstraite, mais parce qu’un enfant dépend entièrement d’elle. Les rencontres qui jalonnent sa route ouvrent parallèlement une réflexion accessible sur la confiance, l’entraide et la préservation de l’humanité dans une situation extrême.

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