L’œuvre et cette édition
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L’un des aspects les plus originaux du Député d’Arcis réside sans doute dans la peinture grotesque et satirique d’une élection législative organisée sous la monarchie de Juillet. Le moins que l’on puisse dire c’est que le tableau, s’il ne manque pas de sel, n’est guère reluisant. L’arrivée inopinée de Maxime de Trailles dans la petite ville d’Arcis menace de renverser toutes les chances de Simon Giguet de remporter l’élection et la main de la très riche Cécile Beauvisage.
Classé parmi les Scènes de la vie politique, conformément au plan du cycle défini par Balzac, Le Député d’Arcis apparaît évidemment d’abord comme la suite d’Une ténébreuse affaire (1841).
« Avant de commencer la peinture des élections en province, principal élément de cette Étude, il est inutile de faire observer que la ville d’Arcis-sur-Aube n’a pas été le théâtre des événements qui en sont le sujet. » p. 17
Dans l’histoire de l’œuvre
Les dix-sept chapitres achevés par Balzac paraissent en feuilleton dans L’Union monarchique du 7 avril au 3 mai 1847. Longtemps annoncé sous différents titres, notamment Les Mitouflet et Une élection en province, le roman reste inachevé ; la continuation posthume confiée à Charles Rabou est entièrement distincte du texte de Balzac.
Ce qui distingue cette édition
L’édition permet de lire ensemble le projet politique de Balzac et la continuation posthume de Charles Rabou, en distinguant clairement leurs interventions. La présentation éclaire la fabrication complexe de ce roman inachevé et les mécanismes électoraux qu’il met en scène.
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