L’œuvre et cette édition
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Vouvray, 1831. Félix Gaudissart, commis voyageur flamboyant, part à l’assaut de la province, tel un « pyrophore humain ». Symbole d’une époque où les idées deviennent marchandises, cet honorable représentant de commerce parcourt la province sous la monarchie de Juillet pour vendre assurances-vie et journaux plus ou moins engagés.
Dans une petite ville de Touraine réputée pour son vin, Vernier, teinturier rusé, tend un piège à l’illustre Gaudissart en l’envoyant chez Margaritis, fou du village. Le dialogue absurde qui s’ensuit est un chef-d’œuvre de comédie. Une satire jubilatoire où la modernité parisienne se heurte au bon sens tourangeau.
« Ce pyrophore humain est un savant ignorant, un mystificateur mystifié, un prêtre incrédule qui n’en parle que mieux de ses mystères et de ses dogmes. » p. 12
Dans l’histoire de l’œuvre
Selon une lettre de Balzac, L’Illustre Gaudissart aurait été improvisé en une nuit à la fin de 1833 pour compléter le second volume des Scènes de la vie de province publié chez Mme Béchet en décembre 1833, avec une page de titre datée de 1834. Le texte est repris sans changement chez Charpentier en 1839, puis abrégé pour l’édition Furne de 1843.
Ce qui distingue cette édition
Cette édition illustrée restitue la vigueur d’une satire consacrée aux nouvelles formes de commerce, de publicité et de persuasion. La présentation et les notes éclairent le contexte économique, les inventions verbales de Gaudissart et l’affrontement entre l’éloquence moderne et la ruse provinciale.
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