L’œuvre et cette édition
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Gobseck est incontestablement l’un des chefs-d’œuvre de Balzac ; la face lunaire de l’usurier n’est pas sans raison passée à la postérité. Le récit, typiquement balzacien dans sa forme, nous initie au monde caché de l’usure parisienne, celle qui achève de ruiner ceux qui ont déjà dilapidé la part la plus substantielle de leurs capitaux.
Cette Scène de la vie privée constitue l’un des carrefours les plus essentiels de La Comédie humaine. Partant, elle est l’une des meilleures introductions possibles au cycle balzacien.
« Je possède le monde sans fatigue, et le monde n’a pas la moindre prise sur moi. »p. 24
Dans l’histoire de l’œuvre
Le récit paraît en 1830 sous le titre Les Dangers de l’inconduite. Il appartient dès l’origine aux premières Scènes de la vie privée. Un fragment paraît dans La Mode le 6 mars 1830 sous le titre « Mœurs parisiennes. L’Usurier ».
Ce qui distingue cette édition
Cette édition entièrement revue accompagne la parole fascinante de Gobseck sans la réduire à un simple portrait d’avare. Présentation et notes rendent accessibles les mécanismes du crédit, du droit et de l’héritage, et montrent comment l’usurier devient un observateur privilégié des passions humaines.
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