L’œuvre et cette édition
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Melmoth réconcilié et L’Élixir de longue vie se classent parmi les Études philosophiques de La Comédie humaine. Dans chacun de ces deux contes fantastiques, Balzac s’empare de la figure du diable remise à la mode dans les années 1820 et s’approprie le motif du pacte diabolique pour développer des obsessions personnelles : le problème de la longévité, le goût de l’absolu, la question du salut, les rapports entre la foi et l’athéisme.
Interrogeant la désorganisation philosophique et les valeurs de la société moderne issue de la Révolution, ces deux nouvelles donnent aussi à lire une interrogation sur le pouvoir destructeur des passions et les limites imposées par la condition humaine à la satisfaction des désirs.
« C’était un père se levant avec rage de son sépulcre pour demander vengeance à Dieu. »p. 81
Dans l’histoire de l’œuvre
Les deux récits ont d’abord des trajectoires distinctes. L’Élixir de longue vie paraît dans la Revue de Paris le 24 octobre 1830, tandis que Melmoth réconcilié est publié en juin 1835 dans le sixième tome du Livre des conteurs, chez Lequien fils. Balzac les intègre ensuite séparément aux Études philosophiques de La Comédie humaine.
Ce qui distingue cette édition
Réunir ces deux récits permet d’explorer deux variations balzaciennes sur le pacte, le désir d’échapper à la condition humaine et la circulation du pouvoir. La présentation et les notes éclairent les sources fantastiques, philosophiques et religieuses de chaque texte.
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